Réforme des rythmes : les taux d'encadrement périscolaires revus à la baisse

« On ne doit pas faire de la garderie. Mais les taux d'encadrement vont changer », a indiqué Vincent Peillon, ministre de l'Éducation nationale, le 17 janvier, à l'occasion d'un déplacement à Saint-Ignan (Haute-Garonne).

« Pour les moins de 6 ans, le taux d'encadrement est aujourd'hui de 10 enfants pour un adulte. On va passer à 14. Et pour les plus de 6 ans, nous allons passer de 14 à 18 », détaille-t-il. Ces changements de taux d'encadrement sont opérés « pour que les communes puissent mieux s'organiser ». Les nouveaux taux seront publiés prochainement dans le cadre d'un décret, et seront valables pour cinq ans. Il s'agit de « donner une respiration aux communes ».

Vincent Peillon veut « un temps éducatif le plus riche possible » et que les activités proposées « soient les plus intéressantes possibles ». Il va envoyer un courrier à l'ensemble des maires pour leur expliquer comment mettre en œuvre ces temps éducatifs. « La réforme est passée. Je vous l'annonce », a souligné le ministre qui insiste : « Sur la réforme des rythmes, le gouvernement ne reculera pas. Alors soyons intelligents tous ensemble. »

Quelles conséquences ?

Dans un communiqué daté du 15 janvier, l'AMF demandait « un allègement pérenne des taux d'encadrement des accueils périscolaires afin de tenir compte, de façon pragmatique, des besoins locaux et des capacités des communes et des associations à les organiser ». Selon le RFVE, « le fait de pouvoir s'appuyer sur des taux d'encadrement adaptés et tenant compte des réalités des communes va permettre d'améliorer progressivement l'accueil des enfants sans mettre en difficulté les collectivités. »

Objectivement, on peut s’interroger sur les conséquences de cette baisse des taux d’encadrement, déjà évoquée ici ou là mais jusqu’alors jamais confirmée officiellement. Cette décision ne va ni dans le sens de la qualité des activités proposées, ni dans celui de conditions de travail satisfaisantes pour les animateurs qui les mettront en œuvre. Une fois encore, il semble que derrière de grandes ambitions annoncées, la réforme se heurte à la réalité du terrain, et à une absence criante de moyens.


Ajouté le 28/01/2013 par JPA -