Donner la chance aux enfants en situation de handicap de partir en vacances

- Davantage de centres de loisirs et de vacances ouverts aux enfants handicapés,
- Un module « handicap » dans les formations BAFD (1) et BAFA (2).


Ces deux mesures, parmi d’autres, ont été retenues dans la feuille de route que s’est fixé le Comité Interministériel du Handicap. Réuni le 25 septembre 2013, pour la première fois depuis sa création en 2009, il marque sa volonté d’un véritable pilotage interministériel impliquant tous les acteurs.
Cette feuille de route ambitieuse reconnaît également la complémentarité éducative des vacances et des loisirs, soulignant qu’il est de la responsabilité de notre nation de donner aux enfants en situation de handicap les moyens de leur émancipation et de leur autonomie. « Les enfants et adolescents handicapés ont le droit à leur jeunesse comme tous les autres enfants. Une période de la vie durant laquelle l’apprentissage, la rencontre, les expériences, concourent à l’acquisition de l’autonomie et de l’indépendance. » Ainsi l’accessibilité des centres de loisirs doit être développée, comme le prévoit la convention d’objectifs et de gestion de la Caisse nationale d’allocations familiales signée en 2013. Le BAFD sera renforcé dans sa partie concernant l'accueil des enfants et adolescents handicapés. Le BAFA doit apprendre aux jeunes à animer un groupe d'enfants sans discrimination, dans l'apprentissage du vivre ensemble. Des stages de perfectionnement sur l'accueil des enfants et adolescents en situation de handicap seront proposés aux futurs animateurs.
Les loisirs et les vacances n’ont donc pas été oubliés ! Mais les mesures annoncées seront-elles suffisantes pour une réelle inclusion des enfants en situation de handicap à l’école, mais aussi durant les loisirs et les vacances ? Si des coopérations entre professionnels du médico-social et sanitaire, de la petite enfance et des enseignants sont envisagées, les acteurs éducatifs que sont les animateurs sont encore oubliés. Si l’accompagnement de jeunes en situation de handicap vers le service civique est pris en compte, leur accompagnement vers l’animation occasionnelle, comme espace d’engagement, n’est pas évoquée.
Ces préoccupations, nous pourrons les porter auprès du référent handicap qui doit être nommé dans chaque administration et ministère pour que tous les enfants et les jeunes puissent réellement avoir accès aux vacances et aux loisirs sans discrimination.

(1)  Brevet d’aptitude aux fonctions de directeur
(2)  Brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur


Ajouté le 07/10/2013 par JPA -